Les Fast-foods

29 décembre 2009

Situation

23h30,  vous êtes l’arrière d’une voiture (première erreur) remplie de jeunes gens sympathiques rencontrés dans les camps d’éducation nationale forcée (l’école), voire devant le hall F en bas de votre chaleureux HLM. Quelqu’un suggère d’aller manger dans un de ces fameux fast-food posté, tel des check-point, en périphérie de nos agglomérations. Comme vous avez passé la soirée à fumer de la parafine légèrement parfumé d’un haschich vous ayant remis l’interface en mode Béta, vous êtes affamé…

Réaction

Pas de panique, ni la musique explicitement qualifié comme étant « du lourd »,  ni le THC n’ont endormis vos fonctions primaires de radicalité boycottante. Votre volonté n’attend que d’être mise à l’épreuve.

Rappelez vous que de nombreux pays du « Tiers-Monde », où la plupart des enfants sont sous-alimentés, exportent en réalité leurs récoltes de première nécessité comme « aliment pour animaux », c’est-à-dire afin d’engraisser le bétail nourri aux hormones et aux antibiotiques destiné à composer votre minuscule sandwich judicieusement réchauffé à la température du sein maternel.
Par exemple…

Solutions

  1. Radical : vous sautez du véhicule, marchez toute la nuit, rentrez chez vous vous coucher (« qui dort dîne » style…)
  2. Osé : vous sortez quatre fourchettes, une bouteille de bissap et le délicieux plat que vous avez préparé l’après-midi en boycottant l’école.
  3. Rusé : vous orientez le groupe vers l’option « kébab » ou vous proposez vous-même d’acheter du pain et du fromage dans une épicerie de nuit.
  4. Relou : vous tentez l’explication.
  5. Petit joueur : vous suivez le mouvement en vous jurant que c’est bien la dernière fois, trois jours plus tard, vous remettez ça…

Conclusion

Ne vous en faîtes pas, ça arrive à tous le monde,  si vous vous êtes encore fait avoir, rachetez vous et faîtes comme ces jeunes élèves de terminale dans les Bouches du Rhône qui ont réussi au cours d’une escapade nocturne à sectionner tous les doigts, sauf le majeur ;) , du fameux clown-maton d’une de ces inévitables enseignes milliardaires…

La voiture

10 décembre 2009

Situation

Coincé dans un bouchon depuis une heure, vous vous demandez où vous allez bien pouvoir vous garer…

Réaction

Pas de souci. Restez calme…Rappelez vous que la situation peut encore empirer : vous n’avez pas encore eu d’accident nécessitant la rédaction d’un constat amiable avec contestation d’assurance, franchise et garagiste en prime…

Solutions

  1. Radical : la marche (pieds nus, pour les vrais…)
  2. Osé : vous vous procurez tous les horaires de bus, de train, de métro et de covoiturage en ligne.
  3. Rusé : vous garez votre caisse dans une ville de « Bad boys » en espérant qu’on vous la vole…  (t’as garé ta voiture et c’est trop taard !)
  4. Relou : vous allez payer 7 euros dans un parking construit en rasant des vestiges archéologiques.
  5. Petit joueur : vous achetez un GPS et vous prenez un crédit pour vous payer un gros 4/4  sponsorisé par Nicolas Hulot.

Conclusion

Pas de lézard, y’aura bientôt plus de pétrôle… raison de plus pour commencer à s’organiser, non ? et puis la marche ça vous redonne l’envie de compter sur des amis qui sont…dans le quartier ;)

Le service scolaire obligatoire (l’école)

29 novembre 2009

Boycotter l’école ? On est direct dans la catégorie « très difficile », non pas sur le plan légal, car la non-scolarisation n’est pas interdite par la loi, (même si elle est conditionné par des visites de contrôles établissant l’acquisition de connaissances par l’enfant) mais sur le plan social car beaucoup de gens confonde l’école tel qu’elle pourrait être et l’école telle qu’elle est réellement…or :

Quand ça marche pas, ça marche pas !
L’école est un camp ou des milliers de gens sont enfermés chaque jour, privé d’espace vital, privé de temps pour s’épanouir, contraint d’ingurgiter des informations dont 95% seront intégrées sans être assimilées.
Au mépris des évolutions majeures des neurosciences sur les capacités d’acquisitions du cerveau humain, on continu de mettre 30 individus contraint à la « récéptivité » en face d’un professeur qui enseigne une « matière » qu’il ne pratique même pas (un prof d’histoire ce n’est pas un historien, il ne pratique pas l’activité de la recherche historique, il doit livrer un « programme »).
Plus de 8000 enseignants démissionnent chaque année de l’éducation nationale, les classes sont surchargées, les élèves démotivés, l’école telle qu’elle est en 2009 n’a plus aucun sens, si ce n’est de préparer au salariat et à l’acceptation de la hiérarchie, seules fonctions pour lesquelles elle à été instituée…
Alors si quelqu’un vous dit « Mais qu’est-ce que tu propose à la place ? » répondez lui gentiment que quand quelque chose ne fonctionne pas on commence déjà par ARRETER avant de faire autre chose.

Les supermarchés

30 octobre 2009

Situation

Votre caddie se remplit petit à petit de boites de conserves aux OGM, viandes ayant subit la méthode dites de « la remballe », poissons ayant été « ionisé » pour garder un aspect irréprochable, tomates venue du sud de l’Espagne ayant fait plus de 2000 km en camion alors qu’on aurait pu les faire pousser en lieu et place du fameux hypermarché…

Réaction

Pas de problème, quand on boycott il n’y a plus que des :

…Solutions :)

  1. Radical : jeûne, ermitage, ascension spirituelle et nourriture pranique…
  2. Osé : Coopératives, petit producteurs, petits commerçants, changement d’alimentation.
  3. Rusé : Vous devenez nombreux et vous dévalisez
  4. Relou : vous allez un coup dans un magasin bio, un coup dans un hyper « pour le PQ »
  5. Petit joueur : vous vous faites livrer par internet…mais par les mêmes enseignes de grande distribution !

Conclusion

« Avant quand y’ avait le petit supermarché les gens se parlait, ils sortaient, maintenant que y’a l’hypermarché de l’autre coté de la ville, les gens y prennent la voiture et ils se calculent plus… » C’est ce que j’ai pu entendre à une journée de rencontre entre jeunes, animateurs, mamans, travailleurs sociaux, élus locaux…le sujet de la journée c’était « vivre ensemble » et je peux vous assurer que le problème des « grandes surfaces » est revenu un paquet de fois sur le tapis…

Les coulisses de la grande distribution

Je me disais en passant…

24 septembre 2009

Faire un blog sur le boycott ? Et pourquoi pas un film sans image, une conférence sur le rien ? Merci de me donner de nouvelle idées…;)
Ce « rien », ce « vide » qui effraie n’aurait-il pas besoin d’un peu de réhabilitation, ne mérite-t-il pas qu’on se rappelle son existence ?
Faudrait pas laisser un peu de vide en nous histoire de laisser un peu de place chaque jour à l’inconnu, au nouveau ?
On se remplit sans cesse pour ne pas laisser entrer le malheur alors que ce dernier vient peut être simplement nous dire qu’il n’y a pas assez d’espace pour le bonheur derrières nos anonymes nombrils et sous nos vaillants poumons…
Houlà…c’est bien mystique tout ça !
Mais jaser sur le boycott c’est surtout se rappeler une bien triste réalité: à l’heure actuelle, dans le système économique marchand tel que nous le connaissons, il n’est même pas possible de vivre simplement sans nuire à quelqu’un d’autre !
Quoi ? Qu’est-ce tu raconte ?
Si si (la famille) réfléchissez juste un peu, pour voir (on s’en remet vous inquiétez pas ;) ) le gaz qui vous permet de cuisiner vient d’Algérie, le chocolat de côte d’Ivoire, le pétrôle du Gabon, les textiles de Chine, l’uranium du Niger…ne cherchez plus…au bout de la chaîne il y a toujours quelqu’un qui travaille dur…et malheuresement pour nos petites consciences déjà peu glorieuses, il y a souvent une dictature corrompue, des gens en situation de misère voire même d’esclavage, une pollution industrielle sauvage…
Bref (faut que je me calme!) le boycott c’est surtout (et sur « tout ») un jeu, une aventure excitante ou on se prend parfois à rêver que l’on est un tout petit peu maître de son destin et qu’il n’est pas complétement inconcevable de vivre en détruisant moins…